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Retour d’expérience

Détecter un projet de construction avant l’appel d’offres

Une veille automatisée livrée à un constructeur BTP national. Elle lit chaque jour les bases publiques françaises pour repérer les projets de construction, de réhabilitation et de restructuration pendant qu’ils se décident — et non le jour où ils sortent en appel d’offres.

En production : le scan tourne quotidiennement, le versement Sit@del mensuellement. Aucune donnée nominative de client n’est publiée ici.

Quand un projet paraît au BOAMP, la partie est en grande partie jouée : le programme est arrêté, les intervenants sont souvent pressentis, et il reste à répondre à des conditions écrites par d’autres. Se positionner utilement suppose d’avoir vu venir le projet avant ce moment-là.

Or les signes existent, et ils sont publics : un permis déposé, une cession, une entreprise qui se réorganise, une collectivité qui annonce une intention. Ils sont simplement dispersés dans des bases qui ne se parlent pas, et trop nombreux pour être lus à la main.

4 sources
BOAMP
Bulletin officiel des annonces de marchés publics. C’est là que le projet devient public — et donc là qu’il est déjà tard.
BODACC
Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales : créations, cessions, procédures. Un mouvement d’entreprise précède souvent un mouvement immobilier.
Sit@del
Le relevé des permis de construire autorisés. Versé par lots mensuels, il donne la matière la plus tangible du dispositif.
Veille de presse
Flux RSS et alertes, pour la matière que les bases officielles ne portent pas encore : une annonce, une levée, une implantation.

Aucune source fermée, aucun achat de fichier, aucune donnée personnelle collectée pour l’occasion : le dispositif ne fait que lire, plus vite et plus régulièrement qu’un humain, ce que l’État et les greffes publient déjà.

1. Collecte
Des collecteurs Python interrogent chaque source et déposent la matière brute, sans la trier.
2. Analyse
Un modèle Gemini lit cette matière et propose une fiche : de quoi il s’agit, où, et ce qui permet de le dire.
3. Conservation
PostgreSQL géré par Supabase, cloisonné par RLS. Chaque fiche garde le lien vers ce qui l’a produite.
4. Lecture
Une application Next.js installable sur téléphone, connexion par lien envoyé par e-mail. Elle est faite pour être lue debout, sur un chantier ou dans un train.

C’est la contrainte que le client a posée en premier, et c’est celle qui a structuré le reste : une fiche remontée doit être excellente, et l’outil ne doit ni inventer ni extrapoler. La règle tenue distingue trois cas, et un seul est interdit.

Ce que fait l’outilExempleVerdict
Rapporter un fait luUn permis déposé, avec sa référenceAutorisé
Déduire à partir d’une matière lueUne entreprise en forte croissance, donc de futurs besoins possiblesAutorisé
Déduire sans rien avoir luUne implantation supposée, dont la seule trace était une offre d’emploi

Ce qui sépare le deuxième cas du troisième n’est pas la déduction — c’est la matière. Une fiche qui ne peut pas montrer ce qu’elle a lu n’est pas une fiche prudente : c’est une invention présentée comme un signal. Une mesure de la qualité de sélection tourne à part, en lecture seule, pour que cette règle reste vérifiée et non simplement affirmée.

Aucun chiffre de résultat
Ni projets détectés, ni affaires gagnées, ni temps épargné. Ces mesures appartiennent au client, et nous ne publions pas un chiffre que nous ne pouvons pas montrer.
Le client n’est pas nommé
La méthode décrite est concurrentielle. Nommer l’entreprise servirait notre vitrine plus que son intérêt, et cela ne se fait pas sans son accord.
Ce n’est pas un produit
C’est un dispositif construit pour un métier et ses sources. Le transposer demande de refaire ce travail-là, pas de rebrancher le même outil.
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